Les médias d'État chinois ont rapporté l'exécution de 11 individus condamnés pour avoir dirigé des groupes de fraude téléphonique et en ligne basés au Myanmar, liés à des escroqueries à grande échelle, à des détentions illégales et au décès de victimes. Les autorités ont décrit cette action comme faisant partie d'une campagne intensifiée contre les camps d'escroquerie transnationaux au Myanmar et au Cambodge.

Les médias officiels chinois et des déclarations judiciaires ont rapporté que 11 individus ont été exécutés après avoir été condamnés pour avoir dirigé des opérations de fraude télécom et en ligne basées au Myanmar et qui auraient opéré depuis 2015. Les tribunaux ont indiqué que ces groupes criminels se livraient à des tromperies à grande échelle, à des détentions illégales, à la traite et à la violence ayant entraîné des décès parmi des victimes contraintes de participer ou ciblées pour extorsion. Les autorités ont présenté ces exécutions comme faisant partie d'une répression plus large de Pékin contre des camps d'escroquerie transnationaux opérant au Myanmar et au Cambodge, qui ont été impliqués dans des fraudes télécom transfrontalières, des stratagèmes d'usurpation d'identité en ligne et du travail forcé. Les peines et les déclarations publiques soulignent une intensification de l'action coercitive chinoise visant à démanteler les bases physiques d'escroquerie et à dissuader les opérateurs qui exploitent les frontières internationales et les lacunes de la police régionale. Des médias internationaux ont fait état d'inquiétudes concernant les opérations extraterritoriales, le rôle des réseaux de traite et le coût humanitaire pour les travailleurs contraints et les victimes, tout en appelant à une coopération accrue entre les pays concernés pour s'attaquer aux syndicats qui alimentent des campagnes de fraude en ligne à grande échelle.