La Corée du Sud rapatrie 73 suspects, émet des mandats d'arrêt contre des chefs de réseau dans des escroqueries sentimentales par deepfake au Cambodge
Les autorités sud‑coréennes ont rapatrié 73 suspects liés à des escroqueries sentimentales et d'investissement basées au Cambodge qui ont utilisé des deepfakes et des identités fabriquées pour escroquer les victimes. Les tribunaux ont émis des mandats d'arrêt contre les chefs de réseau dans un contexte d'allégations de pertes de plusieurs millions de wons pour des centaines de victimes et de tactiques sophistiquées de médias synthétiques visant à instaurer la confiance.
Entre le 23 janvier et le 26 janvier 2026, les autorités sud‑coréennes ont intensifié des opérations visant des réseaux d’escroquerie sentimentale et d’investissement basés au Cambodge qui utilisaient des deepfakes et des identités en ligne fabriquées pour tromper des victimes dans des escroqueries dites « pig‑butchering ». Les responsables ont rapporté le rapatriement forcé de 73 suspects et ont annoncé des mandats d’arrêt contre des chefs de file clés accusés d’avoir orchestré des campagnes d’ingénierie sociale complexes mêlant vidéos deepfake, comptes d’investissement falsifiés et un conditionnement émotionnel prolongé afin d’extorquer des fonds. Les procureurs allèguent que ces réseaux ont victimisé des centaines de citoyens sud‑coréens, causant des pertes de plusieurs millions de won via des plateformes d’investissement frauduleuses et des transferts forcés. Les autorités d’enquête ont décrit une coordination policière transfrontalière et une coopération juridique avec leurs homologues cambodgiens, et ont indiqué que les preuves montrent une utilisation sophistiquée de médias synthétiques pour renforcer la crédibilité, y compris des appels vidéo manipulés et de faux documents d’entreprise. L’opération souligne les menaces transnationales croissantes posées par les escroqueries rendues possibles par l’IA et met en lumière les défis liés à la réparation des victimes et aux poursuites lorsque des infrastructures criminelles opèrent depuis l’étranger. Les responsables ont appelé à une sensibilisation publique accrue et à un renforcement de la coopération internationale pour démanteler les réseaux exploitant la technologie deepfake pour des crimes financiers.