Le parlement polonais échoue à annuler le veto présidentiel sur des règles cryptos de type MiCA
Le parlement polonais n'a pas annulé le veto du président sur le projet de loi de surveillance des cryptomonnaies, laissant le pays sans les pouvoirs réglementaires envisagés à la manière du MiCA. Les partisans soutenaient que des règles plus strictes étaient nécessaires pour freiner l'utilisation abusive des cryptos par la criminalité organisée et des acteurs étrangers, mais un vote divisé préserve le statu quo et ravive les préoccupations persistantes concernant le blanchiment d'argent et la fraude.
Le pouvoir législatif polonais n’a pas réussi à outrepasser un veto présidentiel le 5 décembre 2025, bloquant un ensemble de mesures réglementaires sur les cryptomonnaies calquées sur le cadre européen Markets in Crypto Assets. Les lois proposées visaient à renforcer les pouvoirs d’octroi de licences, de déclaration et de supervision afin de réduire l’utilisation potentielle des cryptomonnaies par des syndicats du crime organisé et des acteurs étrangers malveillants pour le blanchiment d’argent et le financement illicite. Les partisans ont averti que, sans ces outils, les procureurs et les contrôleurs financiers auraient du mal à retracer des flux transfrontaliers sophistiqués et à endiguer les usages détournés qui facilitent la fraude et la contournement des sanctions. Le Premier ministre a publiquement mis en garde contre les risques pour la sécurité nationale liés à l’exploitation par la Russie d’une surveillance laxiste, mais le vote parlementaire est resté divisé et le veto a été maintenu. Les analystes estiment que ce résultat laisse les autorités polonaises dépendantes de lois existantes, moins ciblées, et complique l’alignement du pays sur les efforts réglementaires plus larges de l’UE. Les acteurs du marché et les équipes conformité font désormais face à une incertitude persistante alors que les législateurs et les régulateurs réexaminent des voies législatives alternatives et des stratégies d’application.