Une plainte du ministère américain de la Justice (DOJ) décrit un vaste stratagème de vol d’identité ayant duré plusieurs décennies, utilisé pour obtenir quelque 800 000 $ d’aides fédérales. Les procureurs reprochent aussi à la même démarche d’être liée à une fraude au passeport et à une fraude en matière de santé, utilisant les informations issues de l’identité volée.

Une affaire pénale fédérale annoncée par le bureau du procureur des États-Unis pour le district sud de New York affirme qu’un ressortissant dominicain a mené une opération de vol d’identité de longue date afin d’obtenir frauduleusement des prestations fédérales d’un montant d’environ 800 000 $. D’après les allégations figurant dans la plainte, le prévenu aurait utilisé des identités dérobées pour demander et recevoir des formes d’aide gouvernementale, puis se serait appuyé sur ces informations frauduleuses pour dissimuler le stratagème et le maintenir dans le temps. Le gouvernement soutient en outre que le vol d’identité ne se limitait pas aux prestations : il impute également à l’utilisation des mêmes données une fraude liée aux passeports et une fraude aux soins de santé. Cette affaire met en évidence que le vol d’identité peut être couplé à des programmes d’aides, et pas seulement à des comptes financiers. Les victimes subissent souvent des conséquences en cascade lorsque leurs informations sont utilisées pour ouvrir, prouver ou documenter l’éligibilité à des programmes, entraînant des complications administratives et des répercussions possibles sur le crédit, les dossiers liés à l’immigration et la documentation sanitaire. L’action du DOJ souligne également que ce type de dossiers peut être poursuivi au titre d’infractions fédérales mêlant fraude et crimes liés à l’identité, particulièrement lorsque les faits concernent plusieurs catégories de prestations et de services.