Le FBI de San Francisco met en garde contre une arnaque d’usurpation financière. Les victimes sont convaincues qu’un « hacker » est en cause et que l’équipe de fraude d’une institution bancaire doit rappeler, avec des instructions conçues pour les pousser vers des actions frauduleuses sur les paiements ou les comptes.

Le FBI de San Francisco avait déjà alerté le public au sujet d’un schéma d’arnaque souvent désigné comme le « Phantom Hacker ». Dans ce scénario, des criminels persuadent leurs cibles que leurs finances sont attaquées et qu’il faut agir immédiatement. Le récit repose sur une narration fabriquée : les fraudeurs peuvent notamment prétendre qu’un pirate a été détecté, afin d’inciter les victimes à suivre des consignes visant l’étape suivante. Un élément central de l’arnaque est l’usurpation : la victime est amenée à croire qu’une institution financière légitime, ou sa « cellule fraude », fournira des instructions officielles. En réalité, ces messages servent de « tunnel » vers la fraude, en exploitant la peur et l’urgence pour limiter les comportements de vérification qui empêcheraient normalement le préjudice. Le FBI insiste donc sur la prudence et la vérification : les victimes doivent se méfier des affirmations non sollicitées et faire confirmer toute directive via des canaux de confiance et connus, par exemple en contactant l’établissement en utilisant des coordonnées obtenues indépendamment plutôt que de s’en remettre à ce que dit l’appelant. Même si l’alerte mentionnée est datée, la tactique demeure fréquente dans de nombreuses escroqueries d’usurpation : un faux incident de sécurité, puis des conseils de paiement ou de gestion de compte présentés comme faisant autorité. Pour les campagnes de sensibilisation, ce schéma constitue une référence exploitable pour reconnaître et contrer les tentatives d’escalade.