Les procureurs américains ont rendu publics des actes d'accusation visant un ressortissant russe lié au logiciel malveillant bancaire Bugat/Zeus utilisé pour voler des identifiants et commettre des fraudes bancaires à grande échelle. Le Département d'État a annoncé une récompense, apparemment pouvant atteindre 5 millions de dollars, pour toute information conduisant à une arrestation ou à une condamnation.

Des procureurs fédéraux ont levé le voile sur des actes d'accusation et des plaintes alléguant que des opérateurs de familles de logiciels malveillants bancaires de longue date telles que Bugat et Zeus ont volé des identifiants clients et mené d'importantes campagnes de fraude bancaire qui ont détourné des fonds d'institutions financières et de consommateurs. Les dossiers identifient un ressortissant russe, présenté dans la presse comme une figure centrale, et décrivent un stratagème pluriannuel ayant utilisé des logiciels malveillants pour récolter des identifiants de banque en ligne, contourner les protections multifactor et déplacer les produits via des réseaux de mules et des transferts en couches. Parallèlement aux accusations rendues publiques, le département d'État des États-Unis a annoncé une récompense, annoncée jusqu'à 5 millions de dollars, pour toute information conduisant à l'arrestation ou à la condamnation du principal opérateur présumé, signalant une haute priorité pour démanteler l'infrastructure des logiciels malveillants et appréhender des cibles de grande valeur. Les procureurs ont déclaré que les actes d'accusation reflètent un travail d'enquête coordonné entre les agences chargées de l'application de la loi et des partenaires internationaux, et ils ont décrit des efforts en cours pour perturber les produits de la fraude bancaire et identifier des co‑conspirateurs et des réseaux de transfert d'argent. Ces actions soulignent les risques persistants pour les institutions financières et les consommateurs posés par des logiciels malveillants sophistiqués et l'engagement des États‑Unis à poursuivre les opérateurs cybercriminels transnationaux.