Kerwin Aldric Jordan a plaidé coupable devant une juridiction fédérale pour des faits impliquant de fausses déclarations de revenus et une fraude par virement liée à des demandes frauduleuses d’aides COVID. Le département de la Justice indique que le stratagème a entraîné des pertes de plus de 25 millions de dollars pour le gouvernement.

Kerwin Aldric Jordan a plaidé coupable devant une juridiction fédérale pour des infractions liées à des déclarations de revenus frauduleuses et à une fraude par virement alléguée, connectée à des demandes d’aides destinées à la période COVID. D’après le département de la Justice des États-Unis (Office of Public Affairs), l’affaire repose sur des informations falsifiées destinées à obtenir des fonds et des remboursements liés à des dispositifs d’urgence. Le DOJ affirme que ces agissements ont provoqué des pertes supérieures à 25 millions de dollars. Les procureurs soutiennent que Jordan aurait notamment utilisé des fonds sans autorisation et effectué des soumissions trompeuses rattachées à des programmes d’assistance gouvernementaux, en mêlant mensonges fiscaux et fraude aux aides COVID. Ce type d’affaire illustre comment des schémas portés par des intermédiaires ou préparateurs peuvent fonctionner à grande échelle : plutôt que de rester sur un cas isolé, la fraude peut se répéter d’un dossier à l’autre, ce qui complique la détection précoce par les agences et les prêteurs. Les chefs d’accusation s’inscrivent dans une logique de poursuites continue contre la fraude fiscale et la fraude aux prestations, en particulier lorsque des systèmes électroniques et des communications sont utilisés pour déposer et transmettre des demandes frauduleuses. En cas de condamnation, le prévenu s’expose à des peines fédérales, et le dossier met en lumière que des programmes publics conçus pour apporter un soutien en urgence peuvent aussi devenir des cibles de choix pour des escroqueries organisées exploitant la documentation et des déclarations fondées sur l’identité.