Deux sœurs ont été inculpées pour une affaire présumée de fraude par communications (wire fraud) et de vol d’identité utilisant des cartes de débit et des cartes-cadeaux. Les procureurs affirment que les défenderesses ont dérobé des identités et exploité des moyens de paiement pour tenter de s’approprier des produits de la fraude.

Des procureurs fédéraux allèguent que deux sœurs auraient mené une opération étendue de fraude par communications et de vol d’identité centrée sur des instruments de paiement, notamment des cartes de débit et des cartes-cadeaux. D’après l’acte d’accusation cité par le ministère américain de la Justice (USAO-WDWA), le stratagème aurait consisté à voler ou à détourner les identités de victimes afin d’obtenir puis d’utiliser des identifiants de paiement frauduleux. Le gouvernement soutient ensuite que les sœurs auraient câblé ou transmis, d’une autre manière, des informations et des fonds afin de faire progresser la fraude, en s’appuyant sur des mécanismes liés aux cartes qui peuvent être exploités à grande échelle dès lors que l’on a obtenu des données personnelles. L’affaire met en lumière un schéma de risque durable pour les consommateurs : le vol d’identité sert à se faire passer pour les victimes dans des transactions qui peuvent paraître ordinaires pour des commerçants ou des systèmes de traitement. Si les accusations sont établies, elles illustreraient comment des criminels transforment des données d’identité dérobées en pertes financières, à la fois via des instruments adossés à un compte (cartes de débit) et via des méthodes de paiement alternatives (cartes-cadeaux). Alors que l’affaire avance vers le procès (une date étant mentionnée par le DOJ), les victimes et les personnes susceptibles d’être ciblées devraient rester vigilantes face à des frais inexpliqués, à une utilisation inattendue de cartes-cadeaux et à des signes de prise de contrôle de compte.