Le procureur général des Îles Vierges américaines a intenté une action devant la cour supérieure locale, alléguant que Meta a tiré profit d'annonces d'arnaque, de jeux d'argent illégaux et de publicités pour des produits interdits tout en induisant le public en erreur sur la sécurité des enfants. La plainte cite des projections internes selon lesquelles environ 10 % des revenus de Meta en 2024 provenaient d'annonces à haut risque et allègue que la société ne bloque les escrocs présumés que lorsque les algorithmes atteignent une certitude d'environ ~95 % ; Meta nie ces allégations.

La plainte, déposée devant la Cour supérieure des Îles Vierges, accuse Meta d'avoir sciemment autorisé et monétisé des publicités ayant facilité des escroqueries, des jeux d'argent illégaux et la vente de produits interdits, tout en déformant la sécurité de la plateforme, en particulier pour les enfants. Les procureurs s'appuient sur des documents internes et des analyses qui estiment prétendument qu'environ 10 % des revenus de Meta en 2024 provenaient de ce que les régulateurs classent comme des publicités à haut risque. La plainte allègue en outre que la posture d'application de Meta laisse les consommateurs exposés parce que les annonceurs soupçonnés d'escroquerie ne sont bloqués que lorsque les systèmes automatisés atteignent environ 95 % de certitude de fraude, un seuil qui permet à de nombreux acteurs malveillants d'opérer et de tirer profit. Le procureur général recherche des réparations civiles, la restitution des gains mal acquis et des mesures injonctives visant à modifier les pratiques de révision des publicités et la monétisation par des tiers. Meta a publiquement nié les allégations, affirmant que ses systèmes et ses politiques sont conçus pour protéger les utilisateurs et qu'elle coopère avec les régulateurs. Ce litige s'inscrit dans un examen plus large des écosystèmes publicitaires en ligne et de la responsabilité des plateformes en matière de sécurité des consommateurs et des enfants.