La FTC reproche à Humboldt Merchant Services d’avoir facilité, en connaissance de cause, le traitement de paiements pour des commerçants présentant un risque de fraude accru. Le règlement prévoit des pénalités financières et des restrictions sur la capacité de l’entreprise à traiter des paiements.

La FTC a annoncé une action en application de la loi contre le prestataire de services de paiement Humboldt Merchant Services, en affirmant que la société a permis le traitement de paiements pour des « sham merchants » tout en en ayant connaissance. Selon l’agence, l’activité des commerçants visés s’inscrivait dans un schéma fréquemment associé à des opérations frauduleuses qui s’appuient sur des intermédiaires pour faire fonctionner, à grande échelle, des flux de paiements illicites — par exemple des paiements liés à de fausses pages de paiement ou à une utilisation abusive de cartes volées. Le recours déposé par la FTC repose sur l’idée qu’un processeur ne se limite pas à un simple conduit passif lorsqu’il conserve ou soutient des relations commerciales malgré des signaux clairs de fraude. Dans le cadre de l’accord, Humboldt Merchant Services s’est engagée à verser une pénalité pécuniaire et à accepter des restrictions impactant sa capacité à traiter des paiements. La FTC insiste sur l’objectif de l’action : viser les facilitateurs de paiements qui continuent d’opérer avec des commerçants dont les profils de risque rendent possibles les mécanismes mêmes de l’arnaque. Pour les consommateurs et les entreprises, l’affaire souligne l’importance du contrôle des commerçants, de la surveillance continue des risques et du suivi des prestataires, pas seulement pour les détaillants et les places de marché, mais aussi pour l’infrastructure de paiement sur laquelle les escrocs comptent. L’agence présente ce dossier comme un nouveau rappel : les fournisseurs de traitement des paiements peuvent être tenus responsables lorsqu’ils maintiennent sciemment des relations faisant partie d’écosystèmes de fraude.