Microsoft a obtenu l’autorisation d’un tribunal pour perturber les activités d’EvilTokens, un service qui aurait servi à mener des attaques par hameçonnage au moyen de codes d’appareil et à compromettre des comptes Microsoft. Cette opération met en lumière la manière dont les services cybercriminels peuvent faciliter des attaques contre les réseaux d’entreprise et des fraudes à motivation financière.

La Digital Crimes Unit de Microsoft a obtenu l’autorisation d’un tribunal pour perturber les activités d’EvilTokens, un service de phishing qui aurait servi à compromettre des comptes Microsoft par le biais d’attaques utilisant des codes d’appareil. Selon le rapport fourni, ce service permettait à des criminels d’accéder à des comptes et, dans certains cas, à des réseaux d’entreprise. De tels accès peuvent ouvrir la voie à des attaques motivées par l’appât du gain, notamment à des fraudes ultérieures. Le phishing par code d’appareil détourne un processus de connexion légitime : la victime peut être amenée à saisir un code fourni par un attaquant et ainsi à autoriser un accès sans communiquer son mot de passe habituel. Le démantèlement vise l’infrastructure utilisée pour proposer ce service cybercriminel ; il ne signifie pas que toutes les connexions par code d’appareil sont frauduleuses. Les utilisateurs devraient se méfier des demandes inattendues les invitant à se rendre sur une page de connexion et à saisir un code. Les organisations devraient surveiller les accès inhabituels aux comptes et révoquer rapidement les sessions suspectes. Le rapport décrit une opération autorisée par un tribunal, mais ne précise ni le nombre de victimes ni le montant des pertes financières. Cette affaire montre comment le phishing vendu sous forme de service peut faciliter la compromission de comptes à grande échelle et, potentiellement, des délits financiers en aval.