Deux frères roumains ont plaidé coupables dans le cadre d’une fraude SNAP multijuridictionnelle portant sur plus de 760 000 dollars. Le DOJ affirme qu’ils ont utilisé des dispositifs de skimming pour voler les données des cartes EBT et les charger sur des dispositifs d’accès contrefaits afin d’acheter en grande quantité des produits destinés à la revente.

Selon le ministère américain de la Justice (DOJ), les deux prévenus ont orchestré une opération d’ampleur visant les données des cartes EBT utilisées pour les prestations SNAP, dans plusieurs États. D’après l’accusation, ils ont installé des dispositifs de skimming sur des distributeurs automatiques (ATM) et des pompes à carburant afin de capturer les informations figurant sur les cartes des bénéficiaires. Les procureurs indiquent ensuite que les données volées ont servi à fabriquer des cartes contrefaites, capables d’accéder aux prestations et de permettre l’achat de grandes quantités d’articles destinés à être revendues. Le DOJ qualifie l’affaire d’escroquerie motivée par le vol d’identité, soulignant que cette conduite a porté préjudice à la fois aux participants au programme et aux organismes étatiques chargés d’administrer les avantages. L’affaire met aussi en lumière la façon dont un skimming « physique », suivi de la création de cartes contrefaites en aval, peut transformer des identifiants volés en pertes financières immédiates et alimenter des réseaux de revente. Si les plaidoyers de culpabilité mettent un terme à la responsabilité pénale dans cette affaire, le communiqué insiste sur l’attention continue des forces de l’ordre pour la dimension « supply chain » de la fraude : acquisition des dispositifs, exécution du skimming, monétisation des données et fabrication des faux supports. Le résultat décrit est une attaque coordonnée susceptible de se propager d’une juridiction à l’autre et d’amplifier la victimisation via des vols répétés de prestations.