Le DOJ affirme que le logiciel malveillant Ploutus a été déployé pour compromettre des distributeurs automatiques (DAB) et déclencher des paiements en espèces, une affaire liée au groupe Tren de Aragua. Les procureurs indiquent également que des versements de restitution aux banques victimes font partie des éléments pris en compte dans la décision de condamnation.

Le communiqué du DOJ consacré à la condamnation dans le cadre du « jackpotting » des DAB met aussi en avant, au-delà de l’aspect technique, l’infrastructure criminelle présumée et les affiliations. Les procureurs soutiennent que la conspiration impliquait le déploiement du malware Ploutus, lequel aurait permis aux attaquants de compromettre des distributeurs automatiques puis de les forcer à distribuer du cash. Le gouvernement présente ainsi l’affaire comme un vol facilité par le cyberespace visant des institutions financières, et non comme une intrusion limitée à du matériel. Dans le récit de l’enquête, le DOJ rattache également l’affaire à Tren de Aragua, un groupe que les procureurs citent pour contextualiser le réseau présumé derrière ces crimes rendus possibles par le numérique. Cette connexion peut jouer un rôle pour la procédure de condamnation, et pour la façon dont les enquêteurs recoupent, d’une affaire à l’autre, les participants, les outils et les méthodes opératoires. L’inclusion, par l’État, d’informations relatives à la restitution versée aux banques victimes souligne que les incidents de malware contre les DAB peuvent générer des coûts directs et indirects : fonds perdus, dépenses de réponse à incident, remédiation des systèmes et renforcement du contrôle anti-fraude. Même lorsque les clients sont remboursés, les effets en chaîne peuvent impacter la disponibilité des services et la posture de sécurité bancaire. Dans l’ensemble, l’affaire montre comment des intrusions informatiques peuvent être utilisées rapidement contre des actifs largement déployés comme les distributeurs automatiques, et illustre que les poursuites pour « jackpotting » associent souvent des allégations techniques (déploiement de malware) à un contexte de criminalité organisée et à l’évaluation des dommages financiers.