Un jury fédéral a déclaré Robison coupable d’escroquerie par virement et de blanchiment d’argent. Les procureurs affirment que la fraude reposait sur la persuasion d’un investisseur à transférer des fonds vers un compte contrôlé par l’accusé.

Le département américain de la Justice (USAO-WDTX) a annoncé qu’un jury fédéral a reconnu Robison coupable d’escroquerie par virement et de blanchiment d’argent. D’après la thèse du gouvernement telle que présentée dans le communiqué du DOJ, Robison aurait monté un stratagème consistant à convaincre un investisseur d’envoyer de l’argent vers un compte bancaire qu’il contrôlait. Les procureurs soutiennent que des échanges par voie de communication (notamment des transmissions permettant les virements) auraient été utilisés à la fois pour mener l’induement frauduleux et pour faciliter le transfert des fonds. La condamnation supplémentaire pour blanchiment d’argent reflète, selon l’accusation, la volonté de dissimuler ou de traiter les produits de la fraude via des circuits financiers après la réception des fonds par l’investisseur. Ce schéma s’inscrit dans une logique fréquente de récits d’« usurpation » et d’arnaques dites d’« investissement » : l’escroc gagne la confiance, sollicite des fonds au moyen d’échanges et de promesses, puis fait transiter l’argent par des comptes conçus pour compliquer les retracements. Même si les détails exacts de l’affaire dépendent du dossier du tribunal, la décision du jury indique que les éléments produits par l’accusation ont été jugés suffisants pour établir le lien entre les transmissions et le mécanisme frauduleux, ainsi que pour relier la gestion ultérieure des fonds à un blanchiment. Pour les victimes potentielles, l’affaire rappelle l’importance de vérifier indépendamment les allégations d’investissement et d’examiner de près les demandes inattendues visant à transférer de l’argent vers des comptes inconnus ou contrôlés de façon privée.